« C'est un moyen pour nous d'aller chercher une nouvelle clientèle et de renouveler notre bassin de joueurs », nous confie ainsi le responsable. « Si nous sommes allés vers l'e-sport c'est parce que nous nous sommes dit que le jeu d'argent n'était pas le meilleur moyen d'aller à la rencontre des millenials, et le sport électronique coche un certain nombre de cases proches de notre ADN » ajoute-t-il.
- Options de limites de dépôt pour joueurs responsables
- Exclusion temporaire disponible en quelques clics
- Ressources d'aide pour jeu problématique accessibles
- Vérification d'âge stricte pour tous les nouveaux comptes
- Historique de temps passé à parier consultable
- Reality checks pendant les sessions de paris prolongées
- Autotests de comportement de jeu proposés régulièrement
Il n'est toutefois pas question pour le moment de se servir de ce vecteur pour venir proposer des paris sur les compétitions d'e-sport. « Si demain ces paris sont autorisés par le législateur, on ne s'interdira pas de regarder ce qu'il se passe en tant que société de paris sportifs.
Est-il possible de parier sur le eSport en France ?
L'éditeur envisage les paris sur l'e-sport pour créer de l'engagement au sein de la communauté sur ses jeux, mais il n'est par contre absolument pas question d'argent réel. « Le problème que je vois ici, c'est que l'industrie et les joueurs prennent ce qu'ils connaissent du passé, les jeux d'argent, et essaient de l'adapter au jeu vidéo. À mes yeux, c'est la mauvaise approche et cela met en péril notre potentiel de créer une nouvelle méthode d'engagement, voire de monétisation », note le responsable. Son idée serait plutôt de permettre aux joueurs de miser de la monnaie virtuelle « premium » sur les résultats de matchs compétitifs, avec laquelle ils pourraient ensuite acheter des objets en jeu. « Rien que là, on serait déjà dans une zone très grise et je pense que les risques sont trop élevés », souligne Mohamed Fadl.
L’offre de paris sportifs (25 % du score)
Si certains éditeurs ne pipent mot concernant la prise de paris sportifs sur les compétitions liées à leurs jeux, d'autres aimeraient au contraire que leur nom ne soit pas liés à ce genre d'activités. Le cas du studio Psyonix, à l'origine de Rocket League, avait fait grand bruit dans le milieu en mars dernier. Unikrn (à prononcer « Unicorn »), un site de paris basé en Californie avait alors annoncé l'ajout de Rocket League dans son panel de jeux pouvant faire l'objet de paris en argent réel sur le territoire australien, conformément à la loi locale. Le studio s'est alors empressé de faire entendre, par la voix de son vice-président Jeremy Dunham, qu'il n'était nullement affilié au site et qu'il « ne soutient pas et n'encourage pas les paris en ligne » sur son jeu. La prise de position de bet offre inscription site paris sportif Psyonix est sans équivoque, mais le studio ne semble pas être parvenu pour autant à faire interdire les paris en marge de ses compétitions. Mais il faudra aussi que cela reste cohérent avec notre position d'organisateur de compétitions.
| Avantage |
Description |
Impact |
Exemple |
| Cotes dynamiques |
Évolution en temps réel |
Opportunités meilleures |
Cote qui passe de 1.80 à 2.10 |
| Multiples options |
Choix variés pendant le match |
Flexibilité accrue |
Pari next round winner |
| Expérience immersive |
Interaction avec le streaming |
Engagement renforcé |
Bet & Watch simultané |
| Cash out partiel |
Récupération avant fin match |
Gestion risque améliorée |
Retrait 50% des gains potentiels |
En étant un acteur du secteur, nous n'aurons peut-être pas les mêmes possibilités », concède Raphaël Botbol, faisant allusion à sa politique concernant les paris sur le cyclisme.
Les meilleurs sites de pari en ligne pour parier sur le basket et la NBA
« Pour que ça fonctionne, il faut d'abord que la transparence et l’intégrité des compétitions qui sont support de paris soient assurées », estime-t-on à l'Arjel. Une problématique assez large qui couvre de nombreux points. Il faut ainsi s'assurer que les compétiteurs se trouvent dans des conditions équitables au moment de la compétition. « Il ne faudrait pas que l’on se retrouve avec un joueur qui a triché pour accéder à des éléments qui ne sont pas vus. On a besoin que les compétiteurs soient placés dans les mêmes conditions en termes de rapidité d’action de matériel..
Peut-on utiliser le Bitcoin pour parier sur l'eSport ?
bref, de garantir la sincérité du résultat », nous confie Charles Coppolani. En filigrane on comprend que les compétitions de type « BYOD », où chaque joueur amène son matériel, tomberaient hors du champ des évènements éligibles à la prise de paris. Autre nécessité : le résultat doit à la fois être prononcé de façon fiable et définitive tout en étant facilement accessible. Les matchs de football remplissent cette condition par exemple. Des contrôles anti-dopage permettent de s'assurer d'une certaine équité, les règles du jeu sont connues et facilement accessibles, tout comme le résultat, qui peut être diffusé rapidement et de façon fiable. Quoi qu'il en soit, la FDJ ne perçoit pas encore d'appétence particulière des joueurs pour d'éventuelles prises de paris sur les matchs. « Aujourd’hui, je vous le dis sincèrement, des paris sportifs sur un évènement, ça ne marche que si le secteur concerné est déjà très mature, et aujourd’hui il ne l’est pas. Notre pari, si je puis dire, c'est d'abord d'aider à structurer le secteur, et on verra demain si les paris peuvent y vivre », analyse Raphaël Botbol.
- Rocket League Championship Series avec paris sur les victoires au jeu
- Paris sur les équipes de Fortnite lors des FNCS
- Overwatch League avec options de paris sur les cartes
- Call of Duty League pour les paris sur les modes de jeu
- Street Fighter 6 et autres jeux de combat en tournois majeurs
- Pronostics sur les joueurs MVP des compétitions
Cette structuration du secteur, FDJ compte y participer en organisant divers tournois autour de jeux qui ont leur public, mais se retrouvent moins souvent sous les feux des projecteurs en compétition, comme Street Fighter V ou Rocket League. Après un premier essai qu'elle estime « très positif », avec notamment 1,5 million de visionnages pour son tournoi amateur FDJ Open Series sur Street Fighter V, l'entreprise compte réitérer l'expérience, avec de nouvelles compétitions après l'été.
- Streamers français partenaires avec codes promotionnels
- Événements spéciaux avec parieurs pro pour conseils
- Communautés Discord dédiées au partage de pronostics
- Podcasts quotidiens sur l'actualité du betting eSport
- Webinaires éducatifs sur les stratégies de paris
Si le cadre légal ne permet pas aujourd'hui de miser de l'argent sur les résultats de compétitions e-sportives, plusieurs sites proposent aux joueurs de montrer au monde leurs talents de pronostiqueur, sans débourser le moindre centime.
FAQ – Meilleurs sites de paris sportifs en France
Et il y a un certain nombre de garde-fous qui sont pris, notamment au niveau des paris, pour qu’il n’y ait pas de conflit d’intérêts. » bet paris sportif sans dépôt minimum Les acteurs d’une compétition ne peuvent par exemple pas prendre de paris sur celle-ci. Certains vont même un peu plus loin comme FDJ, qui étant propriétaire d'une équipe cycliste, se refuse à prendre le moindre pari sur ce sport. Dans le cas du sport électronique, l'absence de fédération clairement identifiée en France (ou même au niveau européen) peut être un frein, mais ne devrait pas être bloquante pour autant. En son absence, l'Arjel pourrait en effet déterminer les compétitions qui peuvent faire l'objet de paris, de la même manière que dans le sport.
L’offre de paris sportifs : 35 % du score
« Pour prendre l’exemple du tennis, qui est le deuxième sport sur lequel on joue le plus, nous autorisons les paris sur les compétitions ATP, les Masters 1000 ou les tournois du Grand Chelem. En revanche, on ne l’autorise pas sur les tournois Challenger où il y a moins d’enjeu, où les joueurs sont moins connus et où il y a moins de médiatisation », souligne ainsi le régulateur. Pour Mohamed Fadl, head of global eSports, chez Wargaming, l'éditeur de World of Tanks, il est encore un peu tôt pour envisager l'éclosion d'un écosystème robuste autour des paris e-sportifs. « C'est trop tôt, l'e-sport est tout juste en train de devenir un nouveau moyen de divertissement pour une bonne partie de la prochaine génération. Les studios et les fans sont encore en train de le développer, de lui donner un visage et un sens dans le monde actuel », nous confie-t-il dans un entretien. En France, Betters' Rift fait partie de ceux-là.
Quel site de paris sportifs propose les meilleures fonctionnalités ?
Unikrn et d'autres sites continuent en effet à ce jour d'accepter les mises de joueurs. Ce flottement profite à plusieurs acteurs, à commencer par ceux traditionnellement présents sur le marché des paris sportifs, comme FDJ. La société, que Raphaël Botbol, son directeur de la stratégie, présente comme une « entreprise de divertissement », a saisi l'opportunité de s'ancrer dans le domaine du sport électronique en s'adossant à Webedia pour l'organisation d'une série de tournois. L'ambition affichée par ce projet était claire : « s’appuyer sur l’innovation et le numérique pour séduire un million de nouveaux clients ». Bientôt six mois après ces premières annonces, nous avons pu rencontrer Raphaël Botbol, présent lors de l'ESWC Summer à Bordeaux, afin de faire le point sur la stratégie de FDJ dans le domaine de l'e-sport et ses ambitions. Lancé il y a neuf mois, il compte 3 000 inscrits, dont 1 500 se connectent au moins une fois par mois pour miser une monnaie virtuelle sur les résultats de matchs autour de huit jeux. Les plus assidus, mais surtout les meilleurs, peuvent ensuite échanger cette monnaie virtuelle contre différents lots, allant du bon d'achat sur Steam ou League of Legends, au clavier pour PC. « La ligne rouge à ne pas franchir sur le plan légal, c'est que le joueur ne doit commettre aucun sacrifice financier pour espérer son gain » nous explique Philipe-Adrien Chaix, l'un des co-fondateurs de la plateforme.
Liste complète des 15 sites de paris sportifs légaux en France
Si ces premières conditions devaient un jour être remplies, le périple ne s'arrêterait pas là. En effet, la loi du 12 mai 2010 relative à l'ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d'argent et de hasard en ligne n'autorise que les paris sur les compétitions sportives. « Imaginons alors que l'e-sport soit reconnu comme un sport à part entière, ce qui pourrait très bien se produire. Dans ce cas, l’Arjel interviendra sur ces compétitions de la même façon qu’elle le fait pour les autres sports. Elle déterminera celles qui sont support de paris, en fonction de plusieurs critères liés aux enjeux, à la médiatisation, à la facilité d’accès au règlement et aux résultats », souligne Charles Coppolani.
EMEA MASTERS
Dans le cas où le sport électronique ne serait pas vu comme un sport, la tâche se complexifierait un peu plus. « Dans ce cas il faudrait une modification de la loi et y recréer toutes les conditions qui font qu’on est en mesure d’assurer cette fiabilité, cette intégrité, cette transparence des opérations de jeux », nous indique-t-on à l'Arjel. « Un des éléments importants en matière de paris sportifs, c’est que les compétitions se font dans un cadre qui est fixé par une fédération. Le règlement de la compétition est connu. Les opérateurs de paris sont agréés par la fédération. Un point que l'Arjel a pu nous confirmer.
- Paris sur les ligues mineures et tournois régionaux
- Compétitions universitaires d'eSport avec cotes attractives
- Événements féminins en croissance dans le betting
- Tournois sur jeux mobiles comme Mobile Legends
Actuellement, les publicités visionnables pour recharger son compte en monnaie virtuelle sont la principale source de revenus de la plateforme, qui n'est pas encore rentable. Mais d'autres moyens de monétisation sont à l'étude afin de pérenniser l'ensemble tout en restant dans les clous de la réglementation. Pour équilibrer les comptes, la jeune pousse compte proposer sa plateforme en marque blanche aux éditeurs de jeux, mais aussi aux marques ou aux médias désireux de proposer des concours de pronostics à leurs audiences.